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Molenbeek un amour de belgica

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Molenbeek un amour de belgica

Message par belgika le Jeu 3 Déc - 14:19

molenbeek un amour de belgica

on n'a pas ça en belgique dommage et pourtant voici mon quartier: Molenbbek


Nos habitudes nous suivent .... les lois ? override !
la pagaille et l'anarchie partout !


nous l'avons remodeler pour devenir tiers mondiste !
molenbeek un amour de belgica

on dirait que c'est pas l'europe c'est comme a annaba en Algérie !


main basse sur la voie publique ..les taxis peuvent aller ailleurs, la police aussi et les banques ..vive les etalages ..les anes et la charette c'est pour bientot!



molenbeek un amour de belgica


Dernière édition par belgika le Jeu 3 Déc - 18:10, édité 1 fois
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Re: Molenbeek un amour de belgica

Message par belgika le Jeu 3 Déc - 17:28

Molenbekk le gheto mais le monde préconise le contraire
lemonde.fr
Molenbeek-Saint-Jean n’est pas un ghetto
Par Alexandre Laumonier

Molenbeek-Saint-Jean est désormais tristement célèbre dans le monde entier. Certains n’auront malheureusement pas été étonné d’apprendre qu’une partie des terroristes ayant semé la mort à Paris habitaient ma commune. La liste des Molenbeekois impliqués dans des affaires terroristes internationales est hélas désormais trop longue – d’Abdessatar Dahmane, impliqué dans l’assassinat du commandant Massoud en 2001, à Salah Abdeslam, considéré aujourd’hui comme l’un des principaux responsables des récents attentats parisiens, en passant par une bonne dizaine d’autres. Vivant et travaillant à Molenbeek-Saint-Jean, au cœur de l’un de ces quartiers considéré comme une « plaque tournante belge du terrorisme islamiste », à quelques dizaines de mètres de l’appartement de l’un des présumés responsables des atrocités parisiennes, il m’est difficile de ne pas écrire ces quelques mots.

Pas un ghetto ni une banlieue

Précisons d’abord le contexte. Contrairement à ce qu’affirment certains médias, Molenbeek n’est pas une « banlieue ». « Bruxelles » désigne une des trois régions de Belgique, constituée de 21 communes, dont « Bruxelles ville » et Molenbeek font partie. Bien qu’un canal forme indéniablement une frontière physique, sociale et symbolique entre ces deux communes, le centre de « Bruxelles ville » n’est qu’à 15 minutes à pied de chez moi, ou à 3 arrêts de métro. Le qualificatif de « banlieue » semble bassement utilisé pour renvoyer à l’image des cités franciliennes éloignées du centre de Paris et où vivrait une communauté musulmane de plus en plus rongée par la pauvreté, et donc par le radicalisme religieux. Molenbeek n’est pas une banlieue, et à l’image de la région bruxelloise dans son ensemble, cette commune est un ensemble de micro-quartiers incroyablement disparates. Il existe plusieurs Molenbeek, et il est crucial de tenir compte de cette disparité.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/idees/article/2015/11/23/molenbeek-saint-jean-n-est-pas-un-ghetto_4815791_3232.html#UdjfLeqrLK73JwxP.99
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Re: Molenbeek un amour de belgica

Message par belgika le Jeu 3 Déc - 17:29

A quoi ressemble l’un de ces quartiers molenbeekois aujourd’hui sous le regard des caméras du monde entier ? Tout simplement à des rues majoritairement constituées de ces maisons en brique typiquement bruxelloises ; il y a bien quelques barres de type « HLM » mais celles-ci sont peu nombreuses et se fondent dans le paysage. Sans revenir sur la longue et passionnante histoire de la commune (qui a accueilli des communards parisiens en exil dans les années 1870, à une époque où le surnom de la commune était « le petit Manchester » en raison de son industrie florissante), Molenbeek a aujourd’hui en son sein quelques micro-quartiers constitués à 80% d’habitants de nationalité belge appartenant à une communauté musulmane ayant principalement des liens historiques avec le Maroc et d’où sont issus un nombre particulièrement important de (parfois très jeunes) hommes ou femmes ayant épousé la cause jihadiste en Syrie. Cela étant dit, les rares statistiques disponibles montrent que si la moitié des Belges partis en Syrie viennent de la région bruxelloise, l’autre moitié provient de Flandres, et notamment de Vilvoorde et d’Anvers, Anvers où les prosélytes salafistes de Sharia4Belgium ont été considérés par la justice belge comme étant les principaux recruteurs de djihadistes belges. Le problème de l’islamisme dépasse les frontières de Molenbeek. La ville, ou du moins certains de ces (micro-)quartiers, est qualifiée par la presse de « ghetto ». Bien qu’ayant quelques doutes sur le véritable sens de ce mot (ou alors pris dans le sens de cette « fermeture excluante » dont parlait Max Weber), s’il existe un ghetto alors Uccle, la riche commune bruxelloise où s’entassent les exilés fiscaux français, est bien plus un « ghettoïsé » que ma commune, foyer de diversité où plus de 100 nationalités vivent sans qu’il n’y ait jamais aucune tension entre communautés.
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Re: Molenbeek un amour de belgica

Message par belgika le Jeu 3 Déc - 17:33

Barbus prosélytes

Abordons le point sensible : la forte densité de population appartenant à la communauté arabo-musulmanes dans certains quartiers, dont le mien. Celui que l’on présente habituellement comme étant le plus jeune jihadiste au monde est un gamin de 13 ans ayant grandi à Molenbeek, Younès, qui a laissé derrière lui des parents hagards d’incompréhension. Il a été entraîné là-bas par son grand frère, Abdelhamid Abaaoud, considéré comme l’un des présumés commanditaires des récents attentats de Paris et décédé à Saint-Denis. Younès était scolarisé à quelques centaines de mètres de chez moi, et il m’est souvent arrivé de penser que, peut-être, je l’avais croisé à l’occasion. Peut-être était-il ce gamin qui m’avait souri en levant les yeux de sa Playstation portable alors qu’il marchait dans ma rue, trois mètres derrière sa mère couverte de noir de la tête au pieds, mains incluses, elle-même trois mètres derrière un mari perdu dans ses prières. Il serait malhonnête de ne pas écrire que, depuis quelques années, le poids de la religion se fait de plus en plus sentir dans la vie quotidienne du quartier, par petite touche.

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Re: Molenbeek un amour de belgica

Message par belgika le Jeu 3 Déc - 17:34

Un certain nombre de femmes et de jeunes filles qui travaillent dans les boulangeries et épiceries, qui ne portaient qu’un simple voile il y a quelques années, arborent désormais le hijab. Il n’est plus rare, aujourd’hui, de voir dans les rues des petites filles de 5 ans voilées d’un joli hijab coloré – c’était beaucoup plus rare, voire inexistant, il y a quelques années. Bien qu’il soit interdit dans l’espace publique, le niqab est bel est bien visible à la sortie de l’école la plus proche de chez moi. Il n’était pas rare que, dans l’ancien bureau de poste local, des chants religieux résonnent depuis les téléphones portables (j’ai une fois demandé à une femme de couper le son, arguant du fait qu’elle n’avait pas à m’imposer les prières d’une religion qui n’était la mienne ; elle l’a fait immédiatement mais j’ai vu dans ses yeux qu’elle trouvait ma demande incongrue). Il n’est pas rare non plus de trouver, sur les comptoirs des boulangeries, des flyers pour telle ou telle manifestation musulmane où s’étalent les visages de prédicateurs étrangers dont on apprend ensuite, en cherchant un peu sur internet, qu’ils appellent dans des vidéos à « brûler des juifs ». Il y a aussi ces barbus prosélytes sinistres qui se déplacent par grappe de trois et font du porte à porte ou alpaguent les jeunes gens qui traînent dans les rues. Début 2015, un photographe de guerre et anthropologue a décidé de quitter Molenbeek et en a expliqué les raisons : « [Ici] tout y est devenu gris, tout y respire le pessimisme. Le radicalisme et la grisaille de ma rue m’ont rendu dépressif. J’ai trouvé terrible que des personnes tentent dans la rue de me convertir à l’islam. » Bien que personne n’ait un jour tenté de me convertir, je partage malheureusement ce constat quand à la grisaille et le pessimisme (même si la grisaille est plus bruxelloise, voire belge, que molenbeekoise – après tout, Bruxelles n’est pas Marseille). Peut-être le photographe entendait-il également par « grisaille » la saleté de certaines rues, de véritables poubelles à ciel ouvert aux trottoirs défoncés qui, parfois, subsistent pendant des semaines avant que les services communaux ne finissent par nettoyer (ce qui donne parfois lieu à des scènes d’une tristesse infinie, comme lorsque des Roms viennent ramasser le peu de déchets exploitable dont se sont débarrassé les voisins, avant que des ressortissant des pays de l’Est ne viennent à leur tout récupérer ce qu’il reste de métal – il y a les pauvres, puis les plus pauvres, puis les plus pauvres encore).
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Re: Molenbeek un amour de belgica

Message par belgika le Jeu 3 Déc - 17:35

Repli identitaire

Qu’il y ait dans certains micro-quartiers des replis idenditaires religieux est indéniable, et ces replis est de plus en plus visible. Certains regards se tournent logiquement vers la principale mosquée du quartier, l’une des plus fréquentées de la région bruxelloise, où parfois certains prédicateurs ne parlant que l’arabe sont invités et répandent des propos nauséabonds (un Marocain pratiquant, qui fut mon voisin pendant quelques semaines, s’y était rendu une fois mais en était revenu effaré par le discours violent à l’encontre des femmes). Même si elle s’en défend, cette mosquée a formé plus d’un prédicateur qui ont ensuite endossé la cause salafiste et sont partis en Syrie, en embarquant au passage quelques jeunes du coin. Une femme politique, qui était autrefois dans le conseil communal de Molenbeek, m’avait appris un jour que cette mosquée était sous les radars des services de renseignement depuis des années – mais visiblement aucune action ne semble avoir été efficace puisque très récemment encore des jeunes fréquentant le lieu ont décidé de « faire le djihad ». (On a toutefois apprécié le message clair diffusé depuis vendredi 13 novembre sur la page d’accueil de cette mosquée, condamnant avec force les attaques parisiennes, mais on aurait davantage apprécié que la grande prière du vendredi soit aussi ouverte aux non-musulmans). On pourrait aussi évoquer les mosquées plus ou moins officielles qui ont comme vitrine le statut d’association sans but lucratif, mais qui organisent en réalité des réunions dans des garages obscurs pour enrôler des jeun
es désœuvrés dans une cause répugnante.
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Re: Molenbeek un amour de belgica

Message par belgika le Jeu 3 Déc - 17:36

Tout cela est su et connu depuis des années. Les débats seront vifs, dans les semaines et mois qui viennent, sur l’état de l’islam en Belgique – pour Rachid Madrane, un ministre bruxellois, « le péché originel, en Belgique, a été de confier les clés de l’islam à l’Arabie saoudite en 1973 ». Un responsable de mosquée m’a raconté, mercredi passé, lors du rassemblement citoyen organisé sur la place communale de Molenbeek en hommage aux victimes de Paris, qu’il avait plus d’une fois demandé à des « représentants » anversois de Sharia4Belgium venus recruter devant sa mosquée de « dégager », et qu’il avait plusieurs fois signalé leur présence à la police ; un autre responsable religieux m’a affirmé quand à lui que certains des barbus prosélytes arpentant les rues venaient parfois d’Angleterre pour recruter de la « chair fraîche ». Tout est plus complexe qu’on ne l’imagine, et là encore les problèmes dépassent la seule commune de Molenbeek.

Au-delà de la simple religion

Je ne sais pas ce qui se passe dans la tête d’un jeune Molenbeekois comme Brahim Abdelsam qui, un jour, tient le mur en fumant des joints et en picolant, et trois mois après, après un peu d’entraînement en Belgique, va se faire exploser sur une terrasse d’un café parisien. Tout cela va bien au-delà de la simple religion, même les franges extrémistes de cette dernière sont bien à l’œuvre ici. Brahim Abdeslam tenait un café qui fut frappé, début novembre, par une fermeture administrative en raison de « trafic de drogue ». N’importe quel habitant sait qu’ici plus d’un café ou d’une épicerie, où deux bouteilles de Coca se battent en duel avec trois paquets de chips, sont en réalité des comptoirs de vente de drogue. Le sympathique vendeur de kebab au coin de ma rue fut malheureusement remplacé, pendant quelques mois, par l’un de ses cafés, ou des jeunes barbus fumaient du cannabis en terrasse alors qu’à l’intérieur Al-Jazzira tournait en boucle à la télévision). Ces activités étant connues de tous, il est toujours surprenant de constater les délais nécessaires aux pouvoirs publics (plusieurs mois, voire davantage) pour faire fermer ces lieux qui participent à l’image dégradée de la commune.
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Re: Molenbeek un amour de belgica

Message par belgika le Jeu 3 Déc - 17:37

Une commune pas plus dangereuse qu’une autre

Malgré la grisaille et la crasse, malgré le poids de la religion et les cafés-dealers de drogue, Molenbeek n’est pas une commune beaucoup plus dangereuse qu’une autre. Je n’y ai jamais subi la moindre agression en sept ans. Aucune voiture ne brûle, ici, lors du réveillon ; jamais Molenbeek, ni Bruxelles, n’ont connu des émeutes comme celles de Clichy-Sous-Bois en 2005 ; même dans les quartiers les plus difficiles, la police ne se fait que rarement caillasser, alors que c’est extrêmement fréquent dans certaines cités franciliennes. En terme de « repli communautaire », la situation de certaines banlieues françaises est bien pire que celle de Molenbeek. Il n’y a pas de « Molenbeekistan », comme l’affirment certains médias (même si, et on le sait depuis des années, il y a des poches urbaines où les trafics d’armes et discours radicaux vont de pair). A Molenbeek, le « sentiment d’insécurité » vient davantage des voitures roulant à contre-sens (une habitude, dans le quartier) ou trop vite (la rue de Bruxelles connaissant le plus d’accidents se situe à Moleenbeek), de ces épiceries cachant à peine des trafics de drogue, de la saleté de certaines rues. C’est en raison de ces diverses formes d’incivilité quotidienne diffuse (et il y en a d’autres) que naît ce « sentiment d’insécurité ». Il y a bien des agents communaux qui sillonnent les rues, dont certains ont été clairement engagés en raison de leur appartenance à la communauté arabo-musulmane (un peu à la manière de la politique des « grands frères » menée dans certains quartiers français), mais que penser de ce que j’ai vu un jour, à savoir trois agents communaux passant dans une rue, serrant la main à des dealers de drogue connus de tout le quartier, avant de continuer tranquillement leur chemin ?
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Re: Molenbeek un amour de belgica

Message par belgika le Jeu 3 Déc - 17:38

La seconde commune la plus pauvre de Belgique

Molenbeek est la seconde commune la plus pauvre de Belgique (le triste record appartenant à une autre – bien plus petite – commune de Bruxelles, Saint-Josse-Ten-Noode, à quelques pas du quartier européen) ; certains des quartiers de la commune sont parmi les plus denses de Bruxelles, les familles nombreuses représentent une part significative des ménages et la population globale des quartiers où habite la communauté musulmane a fortement augmenté depuis les années 2000 (le taux de natalité, en forte hausse depuis quelques années, y est le plus élevé de la région bruxelloise) ; la proportion de jeunes (15-24 ans) rapportée à la population globale y est particulièrement élevé ; le taux de mortalité y est supérieur à la moyenne régionale, de même que la part des habitants se déclarant en mauvaise santé ; le niveau moyen de revenu est inférieur à la moyenne nationale, notamment dans les quartiers à forte densité de population, et le nombre d’aides sociales sont très nettement surreprésentés ; le taux moyen de chômage y est donc logiquement largement supérieur à la moyenne régionale, et un jeune sur deux est au chômage, ce qui peut s’expliquer par le fait que la part d’entre eux suivant la filière scolaire générale est très en-dessous de la moyenne régionale. 51 % des habitants de Molenbeek ne paient pas d’impôts le revenu médian par habitant y est de 1 100 euros par mois, et 57% de la population vit sous le seul de pauvreté.

Molenbeek est une commune minée par la pauvreté où plus d’un habitant sur deux est tente de survivre, notamment parmi la population la plus jeune, sous-éduquée, qui devient une proie facile pour les barbus prosélytes qui sillonnent les rues. Au-delà de Molenbeek, et parce que malheureusement les journalistes en parlent peu, rappelons que dans la capitale de l’Europe, Bruxelles en tant que région, un tiers des habitants vit sous le seuil de pauvreté, un chiffre édifiant lorsque l’on sait par ailleurs que Bruxelles produit plus de richesse que les deux autres régions de Belgique (il serait intéressant de savoir si ce chiffre a un lien avec ceux, récemment dévoilés par l’Organisation internationale pour les migrations, révélant que 62% des habitants de la région bruxelloise sont nés à l’étranger ou issus de familles qui ont migrés ici, « ce qui en fait la seconde ville au monde à afficher un taux aussi haut »). Bruxelles est donc une région fort contrastée : à Molenbeek, le revenu moyen par habitant est de 776 euros par mois, soit 4 fois moins que la seule allocation de résidence allouée à un commissaire européen et 26 fois moins que le salaire de celui-ci. (Ajoutons en passant que les agents de l’Union européenne sont exemptés de l’impôt sur les personnes physiques, cet impôt sur le revenu dont n’importe quel Belge imposable doit s’acquitter. Dit autrement, un habitant de Molenbeek à faible revenu mais payant cet impôt finance davantage les infrastructures publiques bruxelloises dont bénéficient les fonctionnaires européens qui, eux en profitent sans payer cet impôt-là, tout en percevant des salaires bien plus élevés.)
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Re: Molenbeek un amour de belgica

Message par belgika le Jeu 3 Déc - 17:38

Une commune au bord de la faillite

Molenbeek est donc rongée par la pauvreté. Il y a peu de journalistes pour rappeler que, il y a quelques mois, la commune était au bord de la faillite (ce qui a une fois fois permis à certains politiques de stigmatiser encore et encore la commune) : en raison de la croissance de la population ne payant pas l’impôt mais demandant mécaniquement davantage de moyens publics (revenus sociaux, etc.), combinée à son appauvrissement (le revenu moyen d’un Molenbeekois a diminué de 5% en dix ans), les revenus issus de l’impôt ont logiquement baissé ; parallèlement, d’après un conseiller communal qui s’est publiquement exprimé sur cette quasi-faillite qui a encore permis à certains de stigmatiser la commune, la classe moyenne (celle qui paie l’impôt) se fait de plus en plus rare : « le manque de propreté, d’enseignement (de qualité), de logements de qualité abordables et d’espaces publics agréables, combiné à un sentiment d’insécurité sont les principaux arguments de leur départ, surtout chez les jeunes familles ». Il faut être honnête : Molenbeek continue à s’enfoncer. Tout concoure donc à ce que, dans certains quartiers, la misère sociale et intellectuelle soit un terrain fertile pour des recruteurs à l’idéologie répugnante. Quelles perspectives d’avenir cette commune, compte tenu de son état de délabrement financier et social, peut proposer à une population en voie de paupérisation ? Comment redresser une situation sociale où presque 55 000 personnes vivent sous le seuil de pauvreté ?

Le vice-Premier ministre et ministre de l’intérieur belge, Jan Jambon, membre du parti nationaliste flamand Nieuw-Vlaamse Alliantie (NVA), avec une tonitruance digne de Vladimir Poutine lorsqu’il voulait « buter les Tchétchènes jusque dans leurs chiottes », a déclaré, suite aux attentats de Paris, vouloir « faire le ménage à Molenbeek ». Monsieur Jambon, vu la saleté de mon quartier, le coup de balai proposé est vraiment le bienvenu (le prochain ramassage est mercredi prochain). Mais n’est-il pas un peu tard pour vous en préoccupez ? Pourquoi la Communauté flamande, où votre parti est majoritaire, a-t-elle totalement supprimé les subventions allouées à l’association historique Foyer, dont le travail, depuis 1969, est si fondamental en terme d’aide sociale, d’insertion, de formation, de médiation interculturelle, au cœur de l’un des quartiers les plus difficiles ? Cette association réussit pourtant l’exploit d’accomplir un travail déterminant à l’aide de bouts de ficelles et de contrats aidés. Le Premier ministre belge, Charles Michel, a affirmé après les attentats parisiens qu’« il y a eu une forme de laxisme, de laisser faire. On paie la facture de ce qui n’a pas été fait par le passé ». Monsieur le Premier, je vous remercie d’avoir avoué publiquement le « laxisme » dont les pouvoirs publics ont fait preuves ces dernières années dans ma commune ; pour autant, cela ne constitue en rien une excuse. Nous payons collectivement, Molenbeekois comme Parisiens, la « facture » (drôle de terme pour désigner des victimes d’attentats) parce que les gouvernements fédéraux successifs ne payent plus les factures de la prévention, de la police et de la justice depuis trop longtemps.

Un reportage de la télévision flamande, qui a refait surface dans les réseaux sociaux depuis les attentats de Paris, donnait il y a quelques années la parole à des travailleurs sociaux qui, déjà, s’inquiétaient du manque d’attention des politiques envers la jeunesse pauvre d’origine étrangère y voyaient un terrain favorable à une certaine forme de radicalisation religieuse. Lorsque le journaliste demande à Marcel Piccart, le bourgmestre de l’époque, de quoi il aurait besoin pour faire face aux problèmes de la commune, sa réponse est simple : « de l’argent », mais il ajoute, pessimiste, que les dotations de l’Etat fédéral allouées à Bruxelles sont en baisse constante. Un musulman interviewé affirme que si la situation empire (chômage, isolement, etc.), les gens se tourneront de plus en plus vers Dieu. Johan Leman, le directeur de Foyer, cette association qui ne reçoit plus aucune subvention venant de Flandres, affirme lui que si rien ne se passe, la génération suivante va finir par se révolter. Eh bien nous y sommes, même si le visage de la révolte et sa violence n’est peut-être pas celui auquel on s’attendait. Monsieur Michel, je ne peux vous tenir rigueur de n’avoir rien fait pour répondre à ce constat car vous vous n’aviez que 12 ans à l’époque : ce reportage où ce constat accablant est fait date de 1987. C’était il y a presque 30 ans !
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Re: Molenbeek un amour de belgica

Message par belgika le Jeu 3 Déc - 17:42

PS: Ce n'est pas moi qui a écrit ce beau texte mettant en évidence l"anarchie, la pauvreté et la saleté de mon quartier molenbekk , non ce n'est pas moi , mon niveau ne dépasse pas le cours moyen première année, ce topic est le fruit de:
http://www.lemonde.fr/idees/article/2015/11/23/molenbeek-saint-jean-n-est-pas-un-ghetto_4815791_3232.html

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Re: Molenbeek un amour de belgica

Message par belgika le Jeu 3 Déc - 18:03

On est chez nous a melenbbek, voila je vous donne un aperçu de la rue



le niqab a molenbbek est ce une femme ou un homme?



kes femmes sont dans la rue pour parler intégrisme ...et les enfants au souk des marchands ambulants et pas a l'ecole

et voici les sister sharia !!!


il manque plus que le chitane





bienvenu a molenbbek ou plutot molenzik
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Re: Molenbeek un amour de belgica

Message par belgika le Jeu 3 Déc - 18:08


Suite aux attentats de Paris, Molenbeek est devenue mondialement célèbre en un week-end. Du Brésil à la Chine, du Canada à l’Afrique du sud, les journalistes découvrent ce foyer de radicalisme situé au cœur de la capitale de l’Europe. Pourtant, rien de neuf sous le soleil. Pour celui qui voulait s’informer, cette situation n’était que trop connue.

Depuis le début des années 2000, Molenbeek est régulièrement citée dans la plupart des affaires terroristes concernant notre pays. Parmi, les plus connues, citons l’assassinat du commandant Massoud en Afghanistan deux jours avant le 11 septembre 2001, le pittoresque cheikh Bassam et son Centre islamique belge, les attentats de Madrid en 2004 et plus récemment l’attentat de Nemmouche au Musée Juif, la cellule de Verviers, ou encore l’attaque du Thalys, …

Au pays des aveugles, les borgnes sont rois, dit l’adage. Pas en Belgique. Ceux qui ont tenté de soulever le voile l’ont fait dans une grande solitude. En 2008, le livre, « En sous-marin dans le petit Maroc », d’une journaliste flamande d’origine marocaine, Hind Fraihi, montrait déjà la radicalisation des jeunes molenbeekois. Dès 2004, le site djihadiste assabyle.com du Centre islamique belge nous avait amené avec Anne Marie Lizin à déposer une proposition de loi visant à interdire l’apologie du terrorisme. En 2009, dans « Lettre aux progressistes qui flirtent avec l’islam réac », avec Claude Demelenne, un journaliste de gauche, nous tirions la sonnette d’alarme. Plus récemment, dans son livre « L’iris et le croissant », le sociologue Felice Dassetto utilisait le terme de « Molmuslim » pour résumer la situation à Molenbeek.

Vingt ans d’omerta

Pendant vingt ans, une sorte d’omerta a régné. Ceux qui tentaient de la briser étaient traités d’islamophobes ou de racistes. Au cœur de ce système figurait le puissant Philippe Moureaux, coqueluche des médias, qui a longtemps exercé un véritable magistère moral et politique sur la politique bruxelloise. A la fois Bourgmestre de Molenbeek, Président de la Fédération socialiste de Bruxelles et Vice-Président du PS national, il faisait régner un climat de terreur intellectuelle contre lequel peu osaient se lever. Bien avant que le think tank « Terra Nova », proche du Parti socialiste français, ne le théorise, Philippe Moureaux avait compris que l’avenir du socialisme (bruxellois) passait par les immigrés qui allaient devenir, symboliquement, le nouveau prolétariat, remplaçant une classe ouvrière autochtone en rapide diminution.

« Nous sommes totalement incapables d’intégrer une nouvelle vague d’immigration » (1993)

Moureaux devient bourgmestre en 1992. En 1993, il pouvait encore dire ceci : « les clandestins sont en train de détruire complètement notre modèle social. (…) Le CPAS de Molenbeek ne peut pas être le CPAS du quart de la Roumanie, du tiers du Pakistan » (Le Vif L’Express, 17 septembre 1993) ou encore « je le dis clairement et durement : nous sommes totalement incapables d’intégrer une nouvelle vague d’immigration. On va arriver à des situations conflictuelles ». (Vlan, 29 septembre 1993). On peine à croire que c’est lui qui a prononcé ces phrases. Par la suite, il se transforma en grand inquisiteur de quiconque osait tenir de tels propos.

Communautarisme

Changement radical de discours et de politique, donc. L’immigration légale (et clandestine) est encouragée. Le regroupement familial est facilité par les services de la commune. Celle-ci ferme les yeux sur les mariages blancs qui permettent de légaliser des centaines de clandestins. Au niveau fédéral, le vigilant sénateur Moureaux est aux premières loges pour simplifier la législation sur le regroupement familial et l’acquisition de la nationalité (qui devient quasi automatique), accorder le droit de vote aux étrangers et, à son initiative, la lutte contre le racisme est érigée en nouveau paradigme du discours politique.

Molenbeek connait alors la plus forte augmentation de population de la Région bruxelloise et de Belgique. La population recensée (les clandestins sont très nombreux) a augmenté de 12% en 5 ans et de 30% en 15 ans. 30% de plus depuis le prophétique « nous sommes totalement incapables d’intégrer de nouvelles vagues d’immigration » ! Et ce n’est pas fini...

Parallèlement à cet accroissement incontrôlé, qui se déroule sans que l’on sache si ces nouvelles générations d’immigrés et leurs enfants partagent nos valeurs (le PS s’opposant jusqu’à récemment à un parcours d’intégration obligatoire), un modèle communautariste se met en place. Visites fréquentes dans les mosquées (qui appellent à bien voter lors des campagnes électorales), subventions d’associations musulmanes, mise à disposition des locaux de la commune pour des écoles coraniques, placement sur la liste PS de proches des mosquées, participation visible aux Fêtes de l’Aïd El Kébir ainsi qu’à des défilés anti-israéliens où l’on scande des slogans antisémites.

« Le charme des impératifs des mollahs »

L’héritage historique laïc et anticlérical (au sens large) du PS est jeté aux orties au grand dam de quelques socialistes historiques. Pour Jean-Maurice Dehousse, un ancien bourgmestre de Liège : « le sympathique Philippe Moureaux, pour avoir adoré en son jeune temps les icônes staliniennes et fermé les yeux sur le goulag ne se convertit-il pas aujourd’hui certes progressivement mais néanmoins profondément aux charmes des impératifs des mollahs de Molenbeek ? » Dans ses mémoires « L’ami encombrant », Merry Hermanus, un ex-cacique du PS bruxellois raconte son engueulade par Philippe Moureaux : " J'en ai marre, laïcard, sale laïcard, tu veux minoriser une population fragilisée alors que tes amis juifs, eux, peuvent tout se permettre ! "

La RTBF comparée à … Goebbels

Pendant vingt ans donc, Philippe Moureaux a, avec succès, intimidé des médias complaisants et l’ensemble du monde politique, y compris au MR, véritablement tétanisé par l’idée d’être taxés de racistes. En témoigne spectaculairement l’affaire Deborsu. En avril 2012, Frédéric Deborsu, journaliste à la RTBF, réalise pour « Questions à la Une », un reportage inédit - jusque-là, la RTBF n’a jamais vraiment abordé ces sujets dans un long reportage - dans lequel il montre les dérives communautaristes dans des communes bruxelloises dont Molenbeek et le double discours de certains élus d’origine étrangère pris en flagrant délit de mensonges. Philippe Moureaux compare alors les méthodes du journaliste à celles de… Goebbels, le chef de la propagande d’Hitler ! Depuis, la RTBF n’a plus abordé ces questions en profondeur, pas plus que la plupart des autres médias belges.

Zones de non droit

Lors du tournage, le journaliste et moi-même nous pûmes constater que la loi sur l’interdiction de la burqa n’était pas respectée sur le marché local, en présence de la police. Des quartiers de Molenbeek sont ainsi devenus progressivement des zones de non-droit où la police ne va plus qu’en force, où les agents des services de l’eau ou de l’électricité doivent se faire accompagner par la police pour couper les compteurs, où presque tous les restaurants sont fermés lors du Ramadan, où « sale juif » est devenu une insulte courante, où les écoles sont désertées lors de la fête de l’Aïd qui n’est pourtant pas un jour de congé légal, et où les blondes et celles qui oseraient porter des jupes trop courtes se font régulièrement traiter de putes ou de salopes. C’est dans ce climat que des organisations radicales comme le Centre islamique belge et d’autres ont pu prospérer toute liberté, sans que la police locale s’en mêle.

La responsabilité de cette situation n’incombe évidemment pas qu’à Philippe Moureaux. La presse et le monde politique (tous partis confondus, même si certains sont plus responsables que d’autres) ont longtemps préféré se voiler la face.

Clientélisme …

Moureaux n’est plus dans le jeu politique. Inutile de lui tirer dessus. Le mal est fait. Le problème est que les racines mentales du système Moureaux sont toujours bien présentes parmi nombre d’élus du PS, qui ont aussi pu émerger grâce au copinage et au clientélisme (sans parler des liens familiaux) qui constituent son second pilier, à côté du communautarisme. Et pour cause, puisque ce système est désormais la clé des victoires électorales du parti à Bruxelles. Philippe Moreaux a réussi à transformer en profondeur une région historiquement libérale, celle du temps pas si lointain où Hervé Hasquin, qui en fut ministre-président, claironnait que le MR, désormais dans l’opposition, était « incontournable ».

Aujourd’hui, la marmite explose. Comme le dit la bourgmestre Françoise Schepmans, on a longtemps vécu dans le déni. Le déni nous explose aujourd’hui à la figure et nous avons la gueule de bois.

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